Théorie et géométrie des arguments

Présentation de la journée

Sur les acteurs :
Quelles qualifications, descriptions, et quelles considérations de leurs regroupements, de leur appartenance à des groupes sociaux et leurs logiques de ralliement (motivation à rejoindre un groupe, ou a souscrire à des arguments)

Sur le contenu des arguments :
Les problématiques d’objectivité et de subjectivité concernant le travail sur les raisonnements entrainent des questionnements variés :

  • Quelles modalités d’objectivation partielle ?
  • Comment modéliser les objets du débat et les objets des arguments ?
  • Comment organiser les échanges entre individus sur ces objets ?
  • La modélisation est-elle à même de structurer les échanges ?
  • Comment décrire et qualifier les univers de référence dans la médiation des échanges ?

En termes textuels et cartographiques :
Au delà des formes orales du discours le texte et les outils numériques de cartographies offrent de nouveaux cadres interprétatifs.

  • Où commence et s’arrête un argument ?
  • Comment définir les frontières du discours et des arguments ?
    • Agencements : complémentarité, accumulation, opposition, juxtapositions...
    • Types : autorité, induction, syllogisme, analogie...
    • Registres : juridique, économique, éthique, environnemental…

Interprétation et analyse du contenu

  • Inscription dans un univers de référence et pouvoir d’évocation, appel à la mémoire collective
  • Comment décrire régimes d’engagements, les logiques d’acteurs, les formes de rationalité, ou les panoplies interprétatives ?
  • Comment est-il possible d’intégrer des approches liées à la question de l’usage des mots dans la langue, en référence aux travaux de Pierre Yves Raccah, (qui déconstruit le discours pour en découvrir les racines idéologiques) ?

Analyse des conditions du débat :

  • Comment repérer des patterns d’usages des arguments ?
  • Que nous apprennent-ils sur la controverse ? sur les controverses ?
  • Cette montée en généralité est-elle possible, souhaitable ?
  • Les influence des cadres de l’échange sont-elles généralisables à d’autres cadres et d’autres types d’interactions à inventer sous format numérique et dans la médiation des débats, en référence aux modalités de participation aux échanges et d’interactions (Jon Elster, 2005 ; Chateauraynaud, 2011, 2007) ?